.La tête inerte, qui dévale des marches. Presque heureuse d'en perdre connaissance. Une ombre qui boîte, un genou qui ne se remet pas de sa chute. Et le temps passe. S'accroche a ma frontière, le Tiers qui ne m'enlace pas. Je me refuse. Quand il ose me dire que tout ira bien. Claquer la porte. Loin du nez. Tout près de la bouche. Lui tordre le cou, en lui donnant ma langue. Lui offrir tous mes mots. Et entendre mon ventre se taire. Cruelle est son absence. Dépendance carnassière, dévorant tout sur son passage. Grignotant la moindre miette. Pour n'en laisser aucune trace. Venin délicieux, je hurle, et il coule à flot. J'aime le sentir m'emprisonner, délectable substance. Et pourtant de l'autre coté du miroir, je vois les murs s'effondrer. Comme dans un jeu implacable de dominos. Ils dévalent, haletants a chaque goutte de sueur entre ses mains. Agripper ma gorge, à force de manquer d'air je finirais surement par les reconstruire ? La tête dure, fierté stupide parfois, ne rien faire paraitre, mental d'acier. Tu peux taper. J'encaisserai tu sais. Ecchymosée, je ne te dirais pas le contraire. Arrachée, déboitée, entravée, fissurée. Je me suis toujours relevé. Et il me prend dans son cou. Et j'oublie presque tout. Rester la, il s'est logé au creux de mon ventre, au chaud, il me susurre des pour la vie. Je n'ai pas envie d'en parler. Je n'ai pas envie de l'entendre. Tant de promesses qu'on ne m'a pas tenu. Alors quand il franchi mon palier, il a laissé ses promesses derrière la porte. Emportée, je danse sur ses douleurs. Je claque des pieds pour qu'elles me parlent. Il aborde cet air d'ailleurs. Et moi je ne vais plus le chercher. Il reviendra peut-être. Mais qui dis que je saurais toujours la. Je crois que j'ai peur tu sais. Je crois que j'ai peur.
![[ photo : Elle ] [ Avec ma Gueule de Métèque chantait Brassens ]](http://8f.img.v4.skyrock.net/8fb/zoe-et-moi/pics/2088363573_small_5.jpg)